hébergement en voyage solo (1)

comment choisir son hebergement

Partir en voyage en solo, c’est cool… Mais je dors où moi ? Et comment choisir un bon hébergement ?

où dormir en voyage?

Pas d’inquiétude, j’ai testé tout un tas d’hébergements ces deux dernières années et je vais t’en donner un aperçu. J’ai même demandé à mes copines de voyages de témoigner pour t’aider à trouver ce qui te correspondra le mieux.

L’hébergement est un élément crucial de ton voyage. D’abord, parce que c’est un gros morceau de ton budget. Ensuite, car c’est l’endroit qui te permet de te ressourcer, de te sentir confortable et en sécurité. Alors comment choisir son type d’hébergement quand on n’a jamais voyagé en solo de sa vie ?

 

  • L’auberge de jeunesse (ou hostel)

Mon hébergement préféré ! Le prix est plus attractif qu’un hôtel. Il y a des espaces communs qui te permettront de te relaxer. C’est aussi l’endroit idéal pour faire de nouvelles rencontres quand tu voyages seule.

Pour les chambres, tu as le choix. Lorsque j’ai débuté mon voyage, j’allais toujours au moins cher, mais crois-moi, ça n’a pas toujours été une réussite. Je me suis retrouvée dans une chambre de 25 personnes en Nouvelle-Zélande (je n’ai pas dormi pendant 3 jours) ou encore dans une chambre de 16 personnes minuscules et sans fenêtre en Australie (je ne te parlerai pas de l’odeur). Avec mon expérience, j’ai tendance aujourd’hui à choisir des chambres de 4 à 6 personnes. Tu remarqueras qu’elles sont un peu plus chères, mais souvent les personnes qui la partage avec toi cherchent elles aussi la tranquillité.

Petit avantage pour les femmes solo : de plus en plus d’auberges proposent des chambres réservées uniquement aux femmes ce qui peut être rassurant.

Un autre avantage : cuisiner sur place grâce aux cuisines partagées (attention, en Asie par exemple, peu d’hostels ont des cuisines, à vérifier donc). Tu y trouveras en général le minimum syndical pour te préparer un bon repas le soir et tes pique-niques pour le lendemain midi. Je te conseille d’avoir toujours de la matière grasse avec toi (huile, beurre) car je n’ai encore jamais trouvé de poêle qui ne collait pas… ahah

 

Témoignage :

sois-libre-et-voyageMon petit conseil pour choisir ton hostel : privilégie les petits hostels qui sont souvent bien plus sympas et familiaux ! Les gros hostels avec 5 étages de chambres sont impersonnels au possible, et même s’il y a beaucoup de monde, je trouve qu’il est plus difficile de faire des rencontres. J’essaye également de choisir des hébergements en centre ville ou près des transports pour me déplacer plus facilement.

 

De manière générale, le site Hostelworld est LE site qui recense toutes les auberges de jeunesse dans le monde entier. Pour ma part, j’utilise Booking ou Agoda pour avoir des offres personnalisées. Depuis le temps que je voyage, ils commencent à bien me connaître (ce qui est assez flippant au passage…).

Cependant, si tu trouves un hostel qui te plaît, n’hésite pas à te rendre directement sur leur site. En effet, il est parfois moins cher de réserver directement sur leur site. De plus, l’hostel ne payera pas de commission sur la réservation.

Les + et – :

Avantages : le prix, les rencontres, cuisine sur place, chambre réservée aux filles (parfois).

Inconvénients : chambres et sanitaires partagés (souvent), le manque de respect de certains.

 

  • l’hôtel

L’hébergement que j’utilise le moins. Je dois t’avouer que j’ai testé très peu d’hôtels mis à part en Asie. Ils sont idéaux si tu cherches un grand confort et surtout si tu as besoin de te retrouver seule. Cela peut être pratique aussi si tu travailles en ligne et que tu as besoin d’un peu plus de calme pour te concentrer.

Les + et – :

Avantages : confort, intimité, solitude.

Inconvénients : prix, pas de cuisine, rencontres moins évidentes.

  • le workaway, wwoof, helpx

L’hébergement que j’utilise de manière temporaire. Pour celles qui ne connaissent pas le concept, il s’agit d’un mode d’hébergement intéressant si tu voyages sur le long terme. L’idée est d’être hébergée et nourrit gratuitement en contre partie de quelques heures de travail par jour chez ton hôte.

J’ai tenté l’expérience en Nouvelle-Zélande (dans une maison d’hôte) et en Nouvelle-Calédonie (en réalisant des restanques et du jardinage dans un lieu de permaculture) .

workaway nouvelle calédonie

 

Pour ces différents sites, il faut payer en moyenne entre 20 € et 60 € pour l’inscription. Sache que pour le site wwoof, ce sont des missions uniquement en fermes et tu dois t’inscrire par pays, ce qui peut vite devenir galère si tu pars en tour du monde.

Si ce n’est pas ton truc (comme moi), je t’invite à te tourner vers workaway ou helpx qui ont une plus grande diversité de missions. Sache que workaway propose plus de missions, mais helpx est moins concurrentiel.

Témoignage de Maud :

Le wwoofing en Ardèche, à la Ferme du Puy près de Lamastre.

Lorsque l’on souhaite voyager à moindres frais et découvrir des activités liées à la terre et au travail manuel, le Wwoofing s’impose comme LA solution. Vivant et travaillant à Lyon, en CDI, assise devant un écran 80% de mon temps, j’ai eu envie de couper mon train-train quotidien, m’échapper de la ville et me reconnecter à un travail plus « concret ».

Il m’a suffi de m’inscrire sur le site du wwoofing en France (pour un wwoofing à l’étranger, c’est un site différent), payer une adhésion valable un an (pour soi ou pour deux personnes, à retenir si vous êtes en couple ou rêvez d’emmener votre mamie dans les champs).choix hébergement femme

Ma passion pour le fromage de chèvre m’a naturellement conduite à chercher une place dans une ferme chevrière. Ensuite, la proximité de l’Ardèche a orienté mon choix de zone géographique. La plateforme permet d’échanger directement avec l’exploitant, afin de convenir des conditions d’accueil et la nature du travail qui pourra être proposé sur place.

Ainsi, Cathy et son père, François, m’ont accueillie chaleureusement à la Ferme du Puy, malgré la
fraîcheur d’octobre.

Attention, ce n’est pas l’hôtel : une famille ou une entreprise agricole vous ouvre leur porte pour vous faire découvrir leur métier et vous inclure dans leur quotidien, bien différent d’une vie urbaine.

Heureusement, c’est loin d’être le bagne non plus. Au-delà d’un enrichissement personnel, c’est une vraie expérience humaine que j’ai vécue : on partage le gîte, le couvert, l’orage, les horaires de traite, la paresse d’un début d’après-midi, l’amour des bonnes choses, les points de vue sur le monde et les blagues.

En résumé, c’est un autre mode de voyage, une autre approche du mot « vacances » et « travail », que je compte explorer plus encore !

Les + et – :

Avantages: immersion dans la culture avec des locaux, peu coûteux, prendre le temps de visiter une région, expérience humaine.

Inconvénients: dépendant de tes hôtes, plannings pas toujours idéals pour permettre de partir sur une journée complète.

 

Cela ne te suffit pas ? Aucun des hébergements présentés ne te convient ?

Pas de soucis, un deuxième article arrive d’ici peu avec la présentation du couchsurfing, du homestay, et de plateformes d’hébergements comme la voyageuse, bewelcome ou trustroots.

Si tu as déjà utilisé un des modes d’hébergements que j’ai présenté dans cet article, n’hésite pas à témoigner en commentaire pour ajouter de la consistance pour les futures voyageuses qui se posent encore des questions.