Faut-il un déclic pour partir en voyage solo?

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Il y a peu, je me suis demandée s’il fallait réellement avoir un déclic pour partir en voyage. Cela a été mon cas et j’étais sûre que c’était le cas pour toutes.

Néanmoins, certaines d’entre nous ont souvent lu des articles de blog (comme celui-ci), “liker” des profils Instagram pour voyager par procuration ou faire des “to see list” de lieux à voir dans le monde. Et tout cela, sans pour autant avoir ce fameux déclic.

Mais toute réflexion faite, je pense, aujourd’hui, qu’au-delà du déclic, il faut, une certaine motivation à vouloir partir.

Alors déclic ou pas ? Voici quelques réflexions !

Parfois, il le faut (et ça a été mon cas).

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  • Cela peut passer par une prise de conscience. Tu te poses des questions quant à ta place dans la société ? Tu te demandes pourquoi tu dois subir 35h par semaine ce travail qui ne te fait pas vibrer du tout ? Ta routine métro, boulot, dodo devient difficile à accepter ? Ton couple bat de l’aile, car vous n’avez pas les mêmes envies à long terme ? Tu as de plus en plus de mal à vivre dans cette société de consommation et tu as envie de revenir à l’essentiel ? Et le tout cumulé ? Le ras-le-bol général peut être un vrai élément déclencheur.

 

  • Quand ton corps ne régit pas comme tu le souhaiterais. En ce qui me concerne, l’annonce du diagnostic de la maladie de Crohn en juillet 2016 a été un premier déclic. Puis, l’annonce de la rémission a été un soulagement. Six mois plus tard, alors que je réfléchissais à mon avenir et au fait qu’il était hors de question que je revive cette situation, je décide de tout envoyer valser. Boulot, appartement et vie sociale. J’ai fait ma demande de visa pour la Nouvelle-Zélande que j’ai reçu en 48h et là, c’est parti. Trois mois plus tard, j’étais dans l’avion pour vivre l’aventure d’une vie.

 

  • Le manque de sentiment d’appartenance. Tu as beau être originaire du village de Pégomas, tu y as grandi et ta famille y vit. Malgré tout, tu ne t’y sens pas à ta place. Le besoin de trouver un lieu ressource où tu te sens à l’aise, chez toi, peut être un déclic pour lancer un projet de voyage.

 

  • Il peut s’agir aussi du décès d’un proche, une rupture douloureuse ou encore une rencontre.

 

  • Enfin, et cela peut paraitre étrange, le voyage peut être un déclic pour voyager. Je m’explique. Ce déclic peut apparaitre au retour d’un voyage. Me concernant par exemple, j’ai voyagé pendant deux ans. Puis, j’ai eu besoin de faire une pause. Je suis rentrée en France. Entre temps, le Covid19 est passé par là. Le retour (plus définitif que prévu) me fait prendre conscience que vivre en France ne me convient pas (du moins pour le moment). Ce que j’essaye de te dire, c’est que parfois un premier voyage (peu importe la durée) peut générer un déclic en te disant “Mais pourquoi ne suis-je pas partie plus tôt?” ou encore, “C’est décidé, je veux vivre à l’étranger”.

 

Parfois, la passion suffit.

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Cela a toujours été ton rêve de prendre le transsibérien, de partir en chasse d’aurores boréales, de gravir le Mont Blanc ou tout simplement de faire un road trip le long de la côte Atlantique? Pour certaines d’entre nous, l’envie de rendre un rêve réalité suffit à se lancer.

Parfois, il faut savoir saisir les opportunités.

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Quelquefois, tu attends un déclic qui n’arrivera peut-être jamais. Au-delà du déclic, il faut savoir se créer des opportunités et les saisir. Par exemple:

  • Si tu es en CDD dans une entreprise, tu peux voir la fin de ton contrat comme une opportunité. Le burn-out peut aussi être une bonne opportunité de remettre sa vie en question et de se reconnecter avec soi lors d’un voyage.

 

  • Dans le cadre de tes études, tu peux avoir besoin de faire un stage à l’étranger et cela va te permettre de prendre la température. Or, cette expérience peut se transformer en déclic ! Et paf, ça fait des Chocapic ! (Désolée pour cette référence douteuse).

 

  • Toujours dans la thématique des études, tu peux envisager une année de césure. Cela peut te permettre de prendre du recul par rapport à ton projet professionnel et de t’enrichir d’un point de vue personnel. À vrai dire, lors de mes voyages, j’ai souvent rencontré des Allemands (très jeunes) qui partaient en voyage pour 6 mois/1 an après leur baccalauréat. Le but étant de réfléchir à leur projet professionnel ou tout simplement profiter avant de commencer sérieusement leurs études. Cela est très courant et complètement valorisable dans un CV.

 

  • L’année sabbatique. Tu travailles et tu rêves de voyager ? Tu as du mal à te résigner à quitter ton travail? Cela peut être un bon moyen de partir sans pour autant perdre tout ce que tu as en France.

Parfois, cela peut devenir un objectif.

définir-ses-objectifs

Par exemple:

  • Apprendre l’anglais.
  • Partir au Canada pour étudier les orques dans leur espace naturel afin d’enrichir ton CV.
  • Dépasser ta peur de la solitude.
  • Apprendre de nouvelles techniques de massage en Thaïlande.

 

Sache que si tu restes dans cet état d’esprit de :

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Je ne peux pas :

  • lâcher mon boulot comme ça,
  • lâcher mon appartement comme ça,
  • vivre sans ma meilleure amie,
  • vivre sans ma famille,
  • quitter mon confort,
  • car je n’ai pas assez d’argent,
  • car ce n’est pas le bon moment,
  • ou encore, ça va faire un trou sur mon CV,

ce n’est pas bon!

Bien sûr que tu dois te poser des questions, c’est essentiel! Pourtant, sache que pour chaque objection à ton départ, tu peux toujours trouver une solution.

Et puis si tu décides de partir et que finalement ça ne te convient pas… Et bien tu rentres.

Rien de plus simple.

Quoi qu’il arrive, l’expérience (bonne ou mauvaise) sera enrichissante.

Et toi ? Déclic ou pas ? Ton témoignage m’intéresse alors n’hésite pas à laisser un commentaire.